Vous croyez que les drones nuisent à la planète? Vous avez tort

Les drones, associés à la guerre, pâtissent d'une mauvaise image. Mais ils ne servent pas qu'à ça, et au-delà de leur usage commercial, ils peuvent même servir l'environnement.

Drones iseaux

«Quelle est la première chose qui vous vient à l'esprit quand vous pensez aux drones?» C'est la question que 15 étudiants des universités américaines de Stanford, Brown et Spelman ont posée à une centaine de personnes dans le cadre du projet de drone qu'ils ont présenté à l'iGEM 2014, compétition internationale de biologie synthétique. Près de 70% des interrogés ont répondu «pour des usages militaires». Aux États-Unis, les drones sont donc considérés avant tout comme des armes. Même constat en France: selon un sondage de Francetvinfo publié le 29 janvier 2014 à la suite de plusieurs survols de drones, près de 70% ont répondu oui à la question «Les drones représentent-ils une menace pour la sécurité intérieure?»


On sait bien pourtant que les drones ne se résument pas à un usage militaire... Le géant du commerce en ligne Amazon teste actuellement le système de livraison par drones au Canada, Google s’y met aussi, tandis qu'en octobre 2014, l'un des premiers prototypes de «drone ambulance» –qui transporte en urgence un défibrillateur auprès des victimes d'accident cardiaque– a été dévoilé aux Pays-Bas par l'Université de Delft.


Mais pour faire évoluer la perception des drones au sein de l'opinion publique, le groupe d'étudiants américains qui concourrait à l'iGEM 2014 a créé –en collaboration avec la société Ecovative spécialisée en matériaux biologiques et écologiques– un drone à l'allure moins métallique que d'ordinaire. Fabriqué principalement à l'aide de mycélium, partie végétative des champignons ou de certaines bactéries filamenteuses, le quadricoptère se veut respectueux de l'environnement et biodégradable. Le circuit électrique a été imprimé à l'aide d'encre à base de nanoparticules d'argent pour contribuer à son étiquette écologique.


«Le recyclage n'est plus un problème puisque le drone se décompose lui-même au bout de deux ou trois semaines. En général, les drones ne sont pas écologiques, car ils sont construits essentiellement de métal. Et lors de la conception des différentes pièces, les propriétés aérodynamiques prévalent sur le souci écologique», nous explique Lynn Rothschild, chercheuse en biologie synthétique au Centre de recherche AMES de la NASA et l'une des scientifiques qui ont conseillé le groupe d'étudiants tout au long de la compétition.


Le produit final n'est toutefois pas 100 % biodégradable: impossible de se passer de certaines pièces comme les hélices et les batteries pour faire voler le prototype, «dont les capacités aérodynamiques n'égalent pas celles d'un drone ordinaire», nous précise la scientifique Lynn Rothschild.
A l'origine, le bio-drone a été pensé pour accomplir des missions environnementales telles que «la chasse aux tornades, la surveillance contre le braconnage ou encore la collecte de données dans des zones difficiles d'accès (volcans, jungles, grottes notamment) », indique Eli Block à Slate, l'un des étudiants ayant participé au projet, spécialisé en biologie à Brown et en design industriel à RISD. A l'heure actuelle, «le projet est loin d'être terminé, puisque l'équipe est en train de discuter avec plusieurs pourvoyeurs de fonds, y compris la NASA», nous confie Lynn Rothschild. Il pourrait ainsi connaître un tout autre destin que ses confrères de ConservationDrones.org, organisme à but non lucratif dont les drones aident à la sauvegarde de l'environnement.


Depuis 2012, ses deux fondateurs, Lian Pin Koh, chercheur en écologie et en préservation de l'environnement à l'Université d'Adélaïde (Australie), et Serge Wich, biologiste et écologiste de l'Université John Moores à Liverpool (Royaume-Uni), utilisent des drones baptisés «Conservation drones» pour leurs recherches. Recenser la biodiversité dans certaines régions du globe, cartographier les écosystèmes terrestres et aquatiques, suivre leurs évolutions et enfin, veiller à la survie des animaux en voie de disparition et de leurs habitats naturels.
Cette carte interactive répértorie quelques missions déjà effectuées par les Conservation Drones.


«Les drones permettent d'obtenir une plus haute résolution d'image que les satellites. Ils peuvent survoler des superficies assez grandes et prendre des photos utiles pour détecter des habitats naturels et ce qui les menace. Le seul inconvénient, c'est que nos drones ont besoin d'un terrain dégagé pour atterrir en raison de leur système de voilure fixe», nous explique Serge Wich, spécialiste des primates et des forêts tropicales. Lors d'une conférence TED en novembre 2013, son collègue Lian Pin Koh avait longuement exposé l'intérêt de l'usage de drones:

Par ailleurs, «à une distance correcte, les animaux ne font pas attention aux drones. On peut donc les observer de plus près», estime pour sa part Arnaud Ducros, directeur technique de Drones Applications Développement, société toulousaine à l'origine d'un projet de lutte contre le braconnage des rhinocéros en Afrique du Sud. Sans oublier leur pouvoir de dissuasion: «Si les braconniers savent que la zone est surveillée par un drone, ça peut les décourager», affirme Arnaud Ducros qui, avec son associé Vincent Boyer, a lancé un appel à dons pour son projet baptisé Wild Life's Eye Project via la plate-forme de financement participatif Ecobole.


L'utilisation de drones présente également un avantage pécuniaire, notamment pour les pays en développement où sont effectuées la plupart des missions de préservation de l'environnement. Dans un article publié dans la revue scientifique Tropical Conservation Science, Lian Pin Koh et Serge Wich rappellent que «les recensements sur les orangs-outans sur l'île de Sumatra (Indonésie) peuvent coûter jusqu'à 250 000 dollars (232 000 euros) pour un cycle de deux ans. A cause des coûts trop élevés, ils ne sont pas réalisés à une fréquence nécessaire pour analyser et surveiller de façon adéquate l'évolution des populations».

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